Le Jour du Souvenir : Du passé au présent sans jamais oublier

Article écrit par Second-lieutenant Dardan Isufi du RMR

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SLt Isufi devant le monument pour le Bombardier William Latimer, originaire de la région de Granby, est mort au combat à Faber Putts, devenant ainsi le premier Canadien à perdre la vie dans le conflit en soutient à l’empire Britannique en Afrique du Sud.

Granby, Quebec – 08 novembre: Il y a dans la guerre la réflexion de l’irrationalité humaine qui se traduit bien souvent par des actes insensés et des conséquences désastreuses. Cela étant dit, on ne peut nier le sacrifice ultime que bien des canadiennes et canadiens (en toute inclusion) ont fait alors qu’ils étaient en service, ici ou ailleurs.

On peut certes questionner la pertinence des interventions militaires, voire critiquer les réels intérêts qui motivent de telles actions. Il est même valorisé au sein d’une démocratie de débattre respectueusement sur ces enjeux, tant du passé que du futur.

À la lueur de ces propos, il n’en reste pas moins que le sacrifice ultime de milliers de militaires ne doit être négligé. Americo Castro ne l’aura jamais assez dit : « L’histoire doit maintenir vivante la vie. »

La cérémonie de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918 s’est décidée au lendemain de la Première Guerre comme un temps fort de la vie publique occidentale. Depuis, cette journée est dédiée aux victimes des guerres qui les ont emporté dans leurs incohérences les plus absurdes.

Cette journée est donc l’occasion de se souvenir de celles et ceux qui ont fait le sacrifice ultime – parfois contre leur gré – pour défendre les intérêts du Canada, les militaires d’hier et d’aujourd’hui. Il est question de ces personnes qui ont vaillamment servi la nation afin de
promouvoir et protéger les valeurs canadiennes de justice, de démocratie et de primauté du droit
qui nous restent chères.

Les assises sur lesquelles repose le Canada sont celles de la bravoure, du courage et de la
détermination. On ne peut glorifier les exploits sans se rappeler les quelques taches à l’histoire
canadienne.

Il va sans dire que le devoir de mémoire devient alors un devoir collectif. L’histoire c’est offrir
aux prochaines générations le moyen de porter le passé et de s’assurer qu’il ne se répète pas. Le
travail de mémoire incombe à la responsabilité civique.

En ce sens, la guerre ne doit pas être romantisée, idéalisée ou encore moins instrumentalisée par
les pouvoirs politiques. Elle doit rester une conception de la réalité. Dans cet optique, il est
nécessaire de porter une pensée profonde pour les vétérans ainsi que les victimes civiles des
guerres, puisque tout souvenir perdu est un appauvrissement.

Honi Soit Qui Mal Y Pense.

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